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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 19:20

Les oiseaux des villes

Mésange, rouge-gorge, moineau... Il suffit parfois de lever un peu les yeux pour observer la vie paisible des oiseaux. Voici les espèces que l'on peut rencontrer fréquemment dans la jungle urbaine.

Un peu de nature insufflée aux milieux urbains

Si autant d'espèces aviaires peuvent aujourd'hui êtres observées, c'est avant tout du fait de l'homme : la réduction de l'habitat des oiseaux, par l'abattage des arbres par exemple, est l'une des premières causes de ce phénomène ; les transformations de l'agriculture, qui fournissait auparavant leur nourriture au lendemain des labours notamment, a progressivement poussé ces animaux à investir les villes, où la nourriture abonde.

Le prince des parcs et jardins :  LE SERIN CINI

 

 

 

 

 

Le serin cini est un petit passereau, le plus petit de la famille des fringillidés. Aisément reconnaissable grâce aux marques jaunes qui ornent sa tête et son poitrail, il porte également des marques vertes sur les joues. Court sur pattes et plutôt rond, il est présent sur l'ensemble du continent européen. Sa préférence pour les villes est très claire : on peut notamment l'observer dans les bosquets, les parcs et les jardins, et il n'est pas rare de l'apercevoir près des habitations. Peu farouche, le serin cini est assez bruyant, et rythme ses journées par de fréquents et très caractéristiques trillements. S'il apprécie les graines, il ne rechigne pas devant quelques insectes.

 

Nom scientifique : Serinus serinus

Ordre : passériformes

Famille : fringillidés

 

Partout où il y a... des arbres :  LE PINSON DES ARBRES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le pinson des arbres porte bien son nom. Forêts, bois et parcs ont ses faveurs. Peu timide, le plus commun des trois pinsons n'hésite pas à mendier quelques miettes de pain, qu'il peut même venir chercher directement dans la main de son bienfaiteur. De manière générale, il se nourrit principalement au sol, ce qui en fait un volatile facile à observer. Adulte, son plumage rose (pour les mâles) ou beige (pour les femelles), laisse apparaître quelques barres alaires plus claires. Son bec gris bleu aide souvent à l'identifier. Les jeunes et les femelles migrent en hiver, laissant les mâles seuls pousser leurs cris vigoureux, notamment entre février et juillet.

 

Nom scientifique : Fringilla coelebs

Ordre : passériformes

Famille : fringillidés

 

Sa majesté des eaux : le CYGNE TUBERCULE

 

 

 

 

 

 

 

 

Le cygne tuberculé, appelé également cygne muet du fait de la faible puissance de son chant, est très fréquent en France. D'une beauté à couper le souffle, tant par son envergure que par sa blancheur immaculée, cet oiseau gracieux embellit par sa simple présence nombre de lacs et plans d'eau des villes françaises. Se laissant facilement approcher, il est même considéré comme semi-domestique dans certaines régions. On peut le distinguer du cygne de Bewick et du cygne chanteur par une taille supérieure et par la bosse qu'il a sur le bec.

 

Nom scientifique : Cignus olor

Ordre : ansériformes

Famille : anatidés

 

Le mal-aimé : LE PIGEON BISET

 

 

 

 

 

 

 

Le pigeon biset est, à l'instar du pigeon ramier et du pigeon colombin, considéré par de nombreux citadins comme un oiseau sans intérêt particulier, parfois nuisible et souvent invasif. Pourtant, ce colombidé domestique, peu fréquent dans nos villes jusqu'au XIXe siècle, est un bel oiseau, sociable, tant avec les humains qu'avec ses congénères. Doté d'un beau plumage dominé par le bleu gris, il est caractérisé par une silhouette trapue et une tête étroite, ainsi que par des marques noires sur les ailes. Son roucoulement, amplifié par le nombre d'individus composant les colonies, ne laissent en général aucun doute sur son identification.

 

 

Nom scientifique : Columba livia

Ordre : columbiformes

Famille : colombidés

 

L'hirondelle urbaine par excellence : L'HIRONDELLE DE FENÊTRE


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si ses cousines, l'hirondelle rustique et l'hirondelle des cheminées, affectionnent davantage la campagne, l'hirondelle de fenêtre est pour sa part une vraie citadine. On la reconnaît aisément grâce à un croupion blanc et un masque noir. Son chant doux et régulier, poussé lorsqu'elle se situe près de son nid, est très mélodieux. Les hirondelles de fenêtre aiment se regrouper sur les toits, en automne, juste avant le grand voyage en directions des pays d'Afrique. On aura le plaisir de l'admirer aux premiers beaux jours printaniers. A savoir : sa présence dans les villes indique que celles-ci ne sont pas polluées.

 

 

Nom scientifique : Delichon urbicum

Ordre : Passériformes

Famille : Hirundinidés

 

Amateur des combats de rue : LE ROUGE-GORGE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous ses airs d'oiseau débonnaire, le rouge-gorge familier cache une toute autre identité. La ville, ou plutôt son territoire, lui appartient, et quiconque empiète sur celui-ci risque fort d'être puni. Plutôt agressif par nature, il n'hésite pas à affronter tant ses congénères que les autres espèces d'oiseaux. Malgré son tempérament associable, le rouge-gorge se plaît en ville, lui qui aime se nourrir au sol, notamment en hiver. A la belle saison, il a tendance à rechercher l'air de la campagne. Très facilement identifiable grâce au rouge-orangé qui caractérise sa tête et son poitrail, c'est l'une des espèces les plus appréciées de nos parcs et jardins.

 

Nom scientifique : Erithacus rubecula

Ordre : passériformes

Famille : turdidés

 

Une conversion à la ville récente : LA TOURTERELLE TURQUE

 

 

 

 

 

 

 

La tourterelle turque est apparue pour la première fois en France dans les années 1950. Aujourd'hui, elle est présente dans tout le pays, et considérée comme une espèce relativement commune. Ce grand columbidé gris, aux ailes recourbées et au demi-collier noir, est progressivement devenu un amateur des parcs et jardins urbains, délaissant les champs où il trouvait auparavant les graines nécessaires à sa survie. De nature craintive, la tourterelle blanche ne se laisse pas approcher, mais peut être observée lors de sa spectaculaire parade amoureuse, qui consiste en une élévation à pic suivi d'un vol plané en cercle.

 

Nom scientifique : Streptopelia decaocto

Ordre : columbiformes

Famille : colombidés

 

Elle a tout d'une grande : LA MESANGE BLEUE

 

 

 

 

 

 

Plus petite que sa cousine charbonnière, qui apprécie tout comme elle la ville, la mésange bleue est un passereau aux couleurs vives qui voue un amour immodéré aux mangeoires. Il n'est donc pas étrange de la retrouver au cœur de nos espaces verts. Très vive, acrobate à ses heures, en particulier sur les boules de suif, elle réalise un véritable spectacle lors de ses recherches de nourriture. D'autres espèces de mésanges, comme la mésange charbonnière, la mésange boréale, la mésange huppée, la mésange à longue queue ou la mésange noire, peuvent également être observées dans nos villes.

 

Nom scientifique : Parus caeruleus

Ordre : paridés

Famille : passériformes

 

Le soleil dans la grisaille : LE VERDIER D'EUROPE

 

 

 

 

 

 

 

 

Très répandu, notamment dans la capitale, il peut évoquer, du fait de sa silhouette arrondie, un moineau, mais le verdier d'Europe arbore un beau plumage vert et jaune dont les couleurs se remarquent au loin. Il vit en bande, perché sur les branches avec ses congénères. Pas sectaire, il n'hésite pas également à rejoindre moineaux, pinsons, bruants, et autres amateurs de graines. Ne craignant pas la présence de l'homme, il n'hésite pas à s'approcher et à pousser son caquetage caractéristique. Il est de plus fréquent en ville, en partie à cause de l'abattage des arbres, qui a considérablement réduit son habitat.

 

Nom scientifique : Carduelis chloris

Ordre : passériformes

Famille : fringillidés

 

La perle des jardins : LA SITELLE TORCHEPOT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La sitelle torchepot est un passereau au physique avantageux : un masque noir, un plumage allant du gris-bleu au beige-orangé, une large tête expressive sont les éléments caractéristiques de ce passereau qui choisit le tronc des grands et vieux arbres pour nicher. Très sociable, la sitelle torchepot a par exemple adopté le Jardin des Plantes, à Paris, où elle peut escalader les troncs de végétaux centenaires, ou les parcourir de haut en bas, sa grande spécialité. Près des mangeoires, elle a tendance à chasser les autres espèces et elle n'hésite pas à jouer du bec pour se faire respecter.

 

Nom scientifique : Sitta europaea

Ordre : passériformes

Famille : sittidés

 

Une énergie à toute épreuve : LE MOINEAU DOMESTIQUE

 

 

 

 

 

 

 

 

Sautillant et gazouillant son "tchip tchip" qui a fait sa réputation, le moineau domestique est sans doute l'un des plus vifs oiseaux que l'on peut observer en ville. Ce passereau bruyant au pelage brun et au large sourcil assorti aime les endroits que nous fréquentons : parcs, jardins, gares... Son alimentation étant variée, il n'hésite pas à aller chercher près des poubelles de quoi se rassasier. Passant tout l'hiver dans nos contrées, il vit en bandes et n'hésite pas à se bagarrer avec ses congénères pour faire sa place.

 

Nom scientifique : Passer domesticus

Ordre : passériformes

Famille : passéridés

 

Elle porte bien son nom : LA PIE BAVARDE

 

 

 

 

 

Ses cris variés et très sonores sont bien sûr à l'origine de son nom. La pie bavarde est une espèce qui s'est très bien adaptée à la vie urbaine et à ses contraintes. Cet oiseau vigoureux fréquente les parcs et les bois ainsi que les places si celles-ci sont bordées d'arbres. On la distingue de la pie bleue par un poitrail entièrement noir, et une longue queue hésitant entre le bleu et le vert. Très curieuse, elle est notamment attirée par les objets brillants, ce comportement lui valant depuis de longues années une fausse réputation de chapardeuse.

 

Nom scientifique : Pica pica

Ordre : Passériformes

Famille : Corvidés

 

Une espèce familière : LE CANARD COLVERT

 

 

 

 

 

 

Le plus répandu de tous les canards arbore de belles couleurs qui permettent une identification presque enfantine. Le dimorphisme sexuel, très prononcé chez cette espèce, rend cette identification plus délicate : la femelle est dotée d'un plumage brun tacheté, sans compter que la mue, qui s'opère deux fois par an chez le mâle, tend à faire ressembler celui-ci à une femelle. Très présent dans les grands bassins et dans les mares, le canard colvert demeure pourtant farouche, en raison des menaces de chasse qui continuent à peser sur son espèce. Il n'est pas rare d'entendre son cancanement, très régulier, dans les villes les plus urbanisées.

 

Nom scientifique : Anas platyrhynchos

Ordre : ansériformes

Famille : anatidés

 

Vieille ville et friche industrielle : LE ROUGEQUEUE NOIR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Appelé également rossignol des murailles, le rougequeue noir a des goûts éclectiques en matière d'habitat. Vieilles villes, friches industrielles mais également monuments et immeubles divers ont ses préférences. De couleur noire acier, avec une tête légèrement moins foncée, il arbore un croupion pourpre. Peu craintif, le rougequeue noir aime se nourrir au sol. Si la présence de l'homme ne lui pose pas de problème particulier, celle de ses congénères est nettement moins appréciée. Territorial et bagarreur comme le rouge-gorge il agite sa queue nerveusement en cas de mécontentement.

 

Nom scientifique : Phoenicurus ochruros

Ordre : passériformes

Famille : muscicapidés

 

Rieur mais bruyant : LE PIC-VERT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grand oiseau vert et jaune à la calotte rouge et à l'œil cerclé de noir, le pic-vert est un oiseau dont le cri s'apparente davantage à un ricanement qu'à un chant. Appréciant les zones boisées, il est très à l'aise au sol, d'où il peut extraire fourmis et autres insectes grâce à son bec allongé. Il a très récemment investi les jardins urbains, et on peut parfois l'apercevoir sautillant au sol à la recherche de nourriture.

Si les pics ne sont pas à proprement parler de grands urbains, on dénombre aujourd'hui quatre autres espèces présentes notamment dans les agglomérations de la région parisienne : le pic-noir, le pic-mar, le pic-épeiche et le pic-épeichette.

 

Nom scientifique : Picus viridis

Ordre : Piciformes

Famille : Picidés

 

Le natif de l'Océan : LE GOËLAND ARGENTE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parfois, des oiseaux natifs des littoraux élargissent leur territoire aux villes côtières. Certaines espèces particulièrement opportunistes descendent même le cours des fleuves à la recherche des décharges situées à proximité des grandes agglomérations. C'est le cas du goéland argenté, un oiseau très commun dans certaines zones urbaines, caractérisé par un plumage gris et une tête plus claire, avec quelques plumes plus foncées au bout de la queue. En levant les yeux, on peut le voir s'agiter au-dessus des immeubles, guettant l'arrivée des déchets.

 

Nom scientifique : Larus argentatus

Ordre : Charadriiformes

Famille : Laridés

 

Bleu électrique : LE MARTIN-PÊCHEUR

 

 

 

 

 

 

 

 

Oiseau piscivore que l'on peut apercevoir fréquemment au bord des cours d'eau, impressionnant lors de son vol stationnaire, le martin-pêcheur occupe une place à part dans le règne aérien. Ses teintes vives, qui colorent son dos et son poitrail, son long bec et  son corps trapu ne le rendent pas si facile à repérer, car il aime se cacher dans la végétation. Hormis lors des hivers trop rudes qui le poussent à migrer, il peut être observé toute l'année mais, extrêmement farouche, il ne se laisse pas approcher.

 

Nom scientifique : Alcedo atthis

Ordre : coraciiformes

Famille : alcédinidés

 

Le meilleur chanteur : LE MERLE NOIR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le merle noir est un oiseau typique des parcs et jardins. Sautillant sans cesse à la recherche de vers de terre, chantant immuablement son agréable mélodie, cet oiseau noir au bec jaune vif et à l'œil entouré d'un anneau apprécie chaque coin de verdure. Il tolère sans le moindre problème la compagnie de l'Homme, auquel il offre inlassablement son chant puissant et harmonieux. Très territorial, il est plutôt solitaire et supporte mal la présence des ses congénères, hormis celle de sa partenaire lors de la période de reproduction.

 

Nom scientifique : Turdus merula

Ordre : passériformes

Famille : turdidés

 

La teigne des pelouses : L'ETOURNEAU SANSONNET

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bagarreur, bruyant, flambeur... L'étourneau sansonnet est un oiseau qui ne s'en laisse pas conter. Au même titre que le merle, il est très commun dans nos parcs et jardins. Son plumage parsemé de taches denses de couleur jaune-crème, motifs apparaissant uniquement l'hiver, le rend facilement reconnaissable, et la confusion avec d'autres sturnidés, comme l'étourneau unicolore, n'est pas permise. Hormis cette période, ses plumes sont entièrement noires, avec des reflets verts et violets. La remarquable adaptation de l'étourneau sansonnet au milieu urbain a été telle qu'il est parfois considéré comme une espèce invasive.

 

Nom scientifique : Sturnus vulgaris

Ordre : passériformes

Famille : sturnidés

 

Le percussionniste : LE PIC-EPEICHE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le pic épeiche est le pic tacheté d'Europe le plus fréquent. Son plumage très particulier, composé de noir, de blanc et de rouge sur le bas-ventre, se repère facilement, notamment dans la grisaille hivernale. Il montre une attirance particulière pour les vieux arbres, les conifères et certains latifoliés comme les hêtres et les peupliers. Au printemps, le pic épeiche tambourine sur les troncs afin de débusquer dans les écorces les larves dont il a besoin et même parfois les oisillons d'autres espèces, afin de nourrir ses propres petits.

 

Nom scientifique : Dendrocopos major

Ordre : piciformes

Famille : picidés

 

 

 

 

 

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Published by dominique limon - dans LES OISEAUX DE LA NATURE
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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 17:44

FAVORISER LA VENUE DES OISEAUX


Quelques conseils naturels :

Si vous avez un jardin, n'hésitez pas à laisser les fleurs sauvages en prendre possession à certains endroits, cela favorisera la biodiversité, la venue des insectes et donc des oiseaux... et des papillons au printemps !




En hiver, laissez vivre votre jardin au rythme de la nature, il ne vous en sera que plus reconnaissant et donnera lieu à quelques surprises florales une fois le printemps revenu.


Evitez donc les produits phytosanitaires qui font fuir les limaces et les escargots indésirables, mais qui pourraient aussi porter atteinte aux insectes et aux oiseaux.

Favorisez les arbustes à baies, tels que :

LE HOUX


LE TROÊNE


L'IF

son fruit (ou sa baie), l'arille, d'un rouge vif, attire de nombreux oiseaux qui en sont friands et avalent indifféremment arille et graine. La pulpe très mucilagineuse des arilles est sucrée. La même graine, bien que hautement toxique, est inaffectée par le système digestif, restant intacte dans les déjections aviaires, permettant ainsi la dissémination de l'arbre.


LE SORBIER

 qui apporteront une source de nourriture supplémentaire aux oiseaux.




A QUELLE PERIODE ET QUAND NOURRIR LES OISEAUX ?


Les principes à respecter lorsque l'on souhaite aider les oiseaux en hiver sont simples. Il faut veiller à ne pas les nourrir trop tôt dans la saison afin de ne pas les habituer à être assistés ;

en automne, insectivores comme granivores, ils trouveront encore de quoi se sustenter.




Il suffit d'attendre que la nature donne le signal : moins d'insectes, un froid plus intense, du gel, de la neige...



Si vous commencez le nourrissage, ne l'interrompez pas brusquement, les oiseaux compteront sur votre générosité et cela pourrait leur être fatal si d'un coup, ils n'avaient plus aucune source de nourriture secondaire.

Si cela est possible, prévoyez de leur fournir de la nourriture le soir, afin qu'ils puissent tenir jusqu'au matin et le matin tôt afin qu'ils reconstituent leurs réserves.

Dans tous les cas, régularité et ponctualité sont les maîtres mots pour assurer le bonheur des petits oiseaux en hiver. Une fois le printemps revenu, arrêtez de les nourrir, ils trouveront de quoi remplir leur garde-manger dans la nature.


A QUEL ENDROIT LES NOURRIR ?


Respectez les besoins de chaque espèce

Si vous disposez d'un jardin, les oiseaux n'y seront que plus nombreux en hiver. Les mangeoires doivent être disposées en hauteur et dans un endroit ombragé, en évitant absolument les buissons et massifs, où peuvent se cacher les chats. Idéalement, les mangeoires seront équipées d'un petit toit afin de protéger la nourriture.



Il faut également s'adapter aux espèces d'oiseaux qui occupent le jardin : les mésanges préfèrent par exemple les endroits en hauteur, où elles seront plus en sécurité, mais le rouge-gorge et le merle préfèrent se nourrir au sol : il suffit de diversifier les contenants, mangeoire, filet ou simple planche de bois au sol pour satisfaire tout ce petit monde.





Si vous habitez en appartement, il existe des mangeoires adaptées aux fenêtres qui conviendront parfaitement.

QUELLE NOURRITURE DONNER AUX OISEAUX ?

Graines, fruits et graisses


Il existe différents types de nourriture, adaptée au régime alimentaire des oiseaux qui peuplent votre jardin en hiver. Granivores, frugivores... il y en aura pour tous les goûts !

S'agissant des graines :


LE TOURNESOL


est la meilleure pour les oiseaux : cette graine oléagineuse est nourrissante
et les mésanges s'en régalent.


LE BLE


L'AVOINE


LE MILLET


LE MAÏS, pour les passereaux au bec fin

ou encore
LES CACAHUETES NON SALES  conviennent aussi parfaitement.

Les matières grasses sont également essentielles pour emmagasiner de l'énergie. Vous trouverez, plus loin dans le texte, la recette pour fabriquer des boules de graisse.

Enfin, les frugivores se régaleront de poires ou pommes trop mûres que vous ne voulez pas consommer, ainsi que de la noix de coco fraîche ou des fruits secs, tels que noix ou amandes, décortiqués.
Quelques petites gourmandises : miettes de biscuits, gruyère râpé, pommes de terre cuites, riz ou pâtes cuits.



LES ALIMENTS A NE PAS DONNER :

ALIMENTS A BANNIR :

Attention aux types de graines que vous laisserez aux oiseaux. Ainsi, ne donnez pas de graines de lin ou de ricin, qui sont toxiques et pas de riz ou de pâtes non cuits.

Evitez à tout prix les aliments salés et le pain qui contrairement à ce que l'on croit ne font que gonfler l'estomac des oiseaux et ne les nourrissent pas vraiment.

Donnez-leur de préférence de façon régulière plutôt que beaucoup d'un coup afin d'éviter aux aliments de prendre l'humidité.


PENSER A LAISSER DE L'EAU :


Attention à l'eau qui dort...

Etrangement, les oiseaux peuvent davantage souffrir du manque d'eau que de nourriture. Les points d'eau les plus accessibles pour eux sont souvent ceux qui gèlent le plus vite. Il est essentiel de leur laisser de petites coupelles ou un abreuvoir peu profond, dans lequel vous rajouterez de l'eau si possible à horaires réguliers, afin que les oiseaux viennent la boire avant qu'elle ne gèle.


Evitez de la saler pour éviter le gel, préférez la renouveler.

En outre, les oiseaux se baignent pour permettre à leur plumage de conserver la chaleur.

L'eau est donc doublement essentielle à cette période de l'année.

Là encore, placez ces contenants en hauteur, afin d'écarter les chats trop curieux de ces scènes hivernales.


QUEL TYPE DE GÎTE OFFRIR AUX OISEAUX ?


Rien de plus simple que de fabriquer une mangeoire

Vous pouvez vous procurer des mangeoires dans votre jardinerie préférée ou auprès des associations de protection de l'avifaune (LPO par exemple).

Si vous êtes un brin bricoleur et avec un peu d'imagination, il est facile de construire une petite mangeoire avec du matériel de récupération (chutes de bois, bouteilles en plastique...).

Pour éviter à l'humidité de venir à bout de votre gîte avant la fin de l'hiver, traitez avec un enduit naturel (huile de lin) pour éviter que l'odeur des vernis chimiques ne fasse fuir les oiseaux et nettoyez-le régulièrement afin d'éviter aux maladies de se propager.



QUELS OISEAUX OBSERVER EN HIVER ?

Si nourrir et protéger les oiseaux permet de leur assurer de passer l'hiver, c'est également l'occasion de parfaire ses connaissances avifaunes en les observant au quotidien.

Ce sont :


LES MESANGES, charbonnières en particulier, qui fréquentent le plus les mangeoires en hiver. Assez agressive, celle-ci n'hésitera pas à faire sa place à la cantine, quitte à provoquer les autres oiseaux à coups de bec !

LE ROUGE-GORGE, plus timide,
ainsi que LE VERDIER D' EUROPE

ou LE MOINEAU
sont aussi des habitués.



Moins facilement observables, car n'osent pas s'approcher de l'homme :

LE ROITELET



LE TROGLODYTE,


L'ACCENTEUR MOUCHET



 LE BOUVREUIL


D'autres enfin n'ont que faire de votre nourriture, même s'ils ne dédaigneront pas quelques miettes, et se contenteront de la chercher eux-mêmes autour de la maison et du jardin :

LE PINSON DES ARBRES

LES ETOURNEAUX


LES GRIVES
LES MERLES


FABRIQUER UNE BOULE DE GRAISSE

Un apport indispensable

Rien de plus simple que d'apporter les matières grasses nécessaires à l'énergie des oiseaux en hiver.

Ingrédients :
500 g de margarine, beurre ou saindoux
Un mélange de graines (disponible en jardinerie)
De la ficelle
Des filets de fruits ou légumes (orange, pomme de terre...)

- Mélanger les graines et la matière grasse dans un saladier
- Former de petites boules de la taille d'une orange

- Placer les boules au réfrigérateur pendant la nuit
- Disposer les boules dans les différents filets
- Attacher le tout avec de la ficelle
- Accrocher les boules de graisse aux arbres



Il ne reste plus qu'à espérer que l'hiver ne soit pas plus froid que la normale, et qu'avec tous les soins appportés à aider les oiseaux de la nature à passer cette période sans trop souffrir... nous aurons ainsi le plaisir de les retrouver en pleine forme au printemps et à l'été prochains ...




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Published by dominique limon - dans LES OISEAUX DE LA NATURE
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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 14:10

Une belle apparence extérieure est en général le gage d'une bonne forme physique.

Un oiseau négligé, mal nourri, malade de façon chronique, manquant de vitamines ou de minéraux, n'aura jamais le plumage brillant, l'oeil vif et l'apparence fière d'un oiseau en bonne santé.

Les oiseaux lissent leurs plumes pour les nettoyer, les remettre en ordre, les maintenir en bon état, mais aussi pour les imperméabiliser.


Cette habitude commence au nid dès l'apparition des premiers duvets. L'oisillon passe de longs moments à peigner son plumage à coups de bec et à le lisser pour le débarrasser de tous les débris végétaux et  des  moindres saletés.


A l'âge adulte, les oiseaux font toujours leur toilette de la même façon.

Les glandes uropygiennes, situées à la base du croupion, sont utilisées par l'oiseau, car leur sécrétion  imperméabilise et assouplit les plumes, et entretient leur qualité isolante.

Cette sécrétion huileuse contient de la vitamine D.


Les oiseaux vivant en captivité, ont besoin de l'intervention de l'homme pour parfaire des soins essentiels.

Les soins du plumage, le bain, la coupe des griffes, la taille des ailes et, pour les cas particuliers, la taille du bec sont à considérer. 

BAIN OU DOUCHE :


Le bain ou la douche sont essentiels pour la santé physique et mentale des oiseaux. Ils devraient pouvoir en prendre quotidiennement. Pour les oiseaux vivant en intérieur, le lavabo ou la douche devraient faire l'affaire.  Pendant la baignade, évitez les courants d'air.

En fait, il existe de nombreuses variantes valables :
- la soucoupe au fond de la cage,
- le bac que l'on trouve dans le commerce et que l'on fixe aux parois extérieures de la cage, (adapté à la taille du canari et à celle de la grande perruche)
- l'évier,
- le robinet,
- le vaporisateur
- la douche de la maison.
L'eau doit être propre, à température ambiante et sans aucun additif.
Il serait idéal de donner un bain tous les jours mais, en hiver ou s'il y a risque que votre oiseau prenne froid, un bain chaque deux jours est suffisant.

Il faut bien arroser l'oiseau pour que son plumage soit saturé d'eau, mais il ne faut pas qu'il dégoutte. le bain sera donné avant midi, ainsi l'oiseau sera bien sec, la nuit venue.

Certaines personnes utilisent un séchoir ou une serviette pour sécher l'oiseau. Cette méthode est ecommandée seulement pour les oiseaux calmes et apprivoisés qui l'apprécient,  mais le plumage séché à l'air libre est encore le plus beau.

Pour le rare volatile qui déteste l'eau, il faudra être un peu rusé et se contenter de le vaporiser avec un jet très fin dirigé au-dessus de lui, mais attention en utilisant ce procédé de ne pas mouiller les graines qui ensuite moisiraient, ce qui serait préjudiciable à l'oiseau.

LA TAILLE DES GRIFFES :

Presque tous les oiseaux de compagnie ont besoin de coupe de griffes, environ 2 à 4 fois par an.
Les griffes trop longues sont inconfortables pour l'oiseau et peuvent rester accrochées dans les jouets et les perchoirs, ou se casser et saigner abondamment.
Dans la nature, les surfaces où se perchent les oiseaux sont tellement variées que les griffes s'usent d'elles-mêmes.
Vous pourriez aider l'usure normale et la santé des pattes de votre oiseau en offrant des perchoirs de formes et de textures différentes. Évitez cependant le papier sablé (papier de verre) qui est trop irritant pour la plante des pattes.

QUAND COUPER ?

On procède à la taille des griffes, à l'aide d'une petite pince ou le limage avec une lime à ongles ou une ponceuse électrique, selon la taille de l'oiseau, dès qu'elles sont trop pointues ou lorsqu'elles atteignent un quart de cercle.

Attention, les griffes peuvent saigner si elles sont coupées un peu courtes, et que la veine est atteinte.
La personne qui coupera les griffes de  l'oiseau devra donc être délicate et habile.
De plus, il est essentiel d'avoir un agent coagulant à portée de main. En cas d'urgence, la farine ou le bicarbonate de soude ou encore un pain de savon bien propre peuvent être appliqués sur la griffe après avoir arrêté le saignement en faisant une pression sur le doigt.

(le COTHIVET est le produit que j'ai toujours en stock, il me permet de faire face à toutes les blessures superficielles en désinfectant la plaie et en arrêtant les saignements. Ce produit est en vente chez les vétérinaires).

La contention de base

Le terme contention signifie « tenir un animal pour qu'il ne puisse pas bouger lors d'une intervention ». Il est très important de bien contentionner un oiseau lorsqu'on veut lui faire des traitements. La contention varie selon la grosseur de l'oiseau. Il faut toujours faire très attention au bec, qui est le premier pouvant blesser. L'oiseau n'apprécie pas le fait de se faire tenir et peut pincer, même son maître. Donc, allez-y avec prudence. Les griffes sont aussi à surveiller de très près. L'important dans la contention, c'est de tenir l'oiseau de façon sécuritaire pour l'homme, mais aussi pour l'oiseau lui-même. Il ne faut pas serrer trop fort, le sternum doit être libre de mouvements pour permettre à l'oiseau de respirer librement

Pour les petits oiseaux, comme les perruches, on peut les coucher sur le dos dans le creux de notre main en tenant la tête entre le pouce et l'index. On peut également les enrouler dans une serviette afin de mieux contrôler leurs mouvements. Pour les grandes perruches, il est préférable de se faire aider par une autre personne, à moins d'être à l'aise pour bien les tenir et intervenir en même temps. Ne manipulez pas les oiseaux des espèces encore plus petites à moins de nécessité absolue. Ils sont fragiles et peuvent mourir facilement à la suite d'un stress.

Pour les plus grosses espèces, comme les perroquets, il faut absolument intervenir à deux. Une personne tient l'oiseau et l'autre exécute les manoeuvres. Pour contentionner un perroquet correctement², il faut 2 choses : un élément de surprise et une bonne couverture. Fermer les lumières est souvent un élément de surprise suffisant pour pouvoir saisir rapidement l'animal sans qu'il ne s'y attende. On prend soin de bien tenir la tête, entre le pouce et l'index. On enroule ensuite le reste du perroquet dans une serviette.

Ce qui est très intéressant est d'apprendre à notre oiseau à se laisser manipuler. Ceci n'est pas une tâche facile, mais elle est possible avec beaucoup de patience et de délicatesse.

La coupe des ailes

Pour bien couper une aile, il faut avoir premièrement un bon contentionneur (voir ci-dessus).

On doit toujours couper les plumes en regardant la face dorsale de l'aile en couchant l'oiseau sur le ventre (attention de ne pas comprimer le sternum ce qui empêcherait l'oiseau de respirer). Si votre oiseau est dans une couverture, il s'agit tout simplement de retirer, une à une, les ailes de la couverture. Il faut de bons outils, c'est-à-dire des ciseaux qui coupent très bien ou un gros coupe-griffes à chien bien aiguisé. Du matériel en mauvais état écrase mais ne coupe pas.

Il s'agit de couper quelques rémiges primaires  et de faire un test de vol. Il est important de ne pas placer votre oiseau trop haut pour ce test, car si vous avez coupé trop de plumes, il tombera et peut se blesser à la hauteur du bréchet. Si jamais l'oiseau est encore capable de monter, il suffit de couper quelques autres rémiges primaires. L'idéal est que l'oiseau ne soit plus capable de monter dans les airs, mais capable de se diriger en planant. Pour des raisons d'esthétique, on peut laisser intact les 2 premières plumes au bord, mais dans ce cas l'oiseau a plus de risque de se les casser, et ce, surtout en période de mue.


Quel est le risque de couper une plume trop courte?

Elle saignera, puisque vous avez coupé dans la portion encore  en vie de la plume, la portion non inerte. À ce moment là vous devrez arracher le tube de la plume en cause pour en arrêter le sang, car un oiseau ne doit pas perdre beaucoup de sang. Si le saignement continue, exercez une pression au point de saignement. Règle général si vous coupez juste en dessous des tectrices, il ne devrait pas y avoir de problème. Faites attention de ne pas couper une plume en pleine croissance.

L'utilité de la taille des plumes est controversée. L'oiseau est un animal proie. Il a donc besoin  de pouvoir s'échapper en cas de danger. La taille des plumes lui enlève complètement cette opportunité. Par contre, il y a des dangers associés à un oiseau aux plumes non taillées. Ceci est particulièrement vrai pour les bébés ou les oiseaux qui apprennent à voler. Les oiseaux non expérimentés sont à surveiller lors de leur apprentissage. Ils peuvent se causer de sérieuses blessures. Donc, lors de l'apprentissage de votre oiseau, il est conseillé de le surveiller adéquatement. Certaines personnes conseillent de tailler les ailes de l'oiseau à la fin du sevrage et de les laisser pousser à la prochaine mue. De cette façon l'oiseau s'habitue tout de même à voler, puisqu'il devient généralement capable avec le temps de voler même avec sa coupe. Bien entendu il ne fait pas de très beau vol et ceci dépend aussi de l'importance de la taille d'ailes. À la prochaine mue les plumes de vol repousseront et à ce moment, il sera des plus crucial et bien surveiller l'oiseau, même si celui-ci a au moins eu la chance d'apprendre à connaître votre maison avant de pouvoir y voler librement.



 

La coupe ou le limage du bec

Le bec, comme les griffes, possède une veine en plein milieu et, si on la coupe, ça peut saigner abondamment. Donc, il va de soi qu'il est préférable que l'oiseau use son bec lui-même. Les os de seiche usent le bec et fournissent un apport en calcium. Ensuite, l'oiseau peut se limer le bec sur ses perchoirs ou autres objets durs. Un oiseau actif se limera habituellement le bec seul. Si jamais vous trouvez que votre oiseau a le bec trop long, c'est peut-être car il ne fait pas assez d'exercice, qu'il na pas d'os ou de bons barreaux pour le faire, ou tout simplement parce qu'il est malade. Donc, surveillez cela de près. Un oiseau avec le bec trop long ne sera plus capable de manger et dans le cas des perroquets et perruches, le bec peut même transpercer le cou. Le bec pousse tout au long de la vie de l'oiseau. Sa croissance est d'environ 3 cm par an, dépendant de l'espèce. L'idéal est de le limer avec un instrument fait pour ça. En général, vous devriez faire appel à un vétérinaire pour cela, car le sang qui jaillit du bec est assez abondant. 




ET POUR UN PLUMAGE DE STAR...

Pour une apparence extérieure optimale et une bonne santé, vous devez offrir à votre oiseau une alimentation équilibrée, c'est-à-dire de la moulée ou des graines supplémentées de fruits, de légumes, et de la nourriture de table saine, ainsi qu'un supplément de vitamines et de minéraux. Bien des déficiences alimentaires se traduiront, au début, simplement par un plumage terne, sec et abîmé. Pensez-y !

Les lampes néons reproduisant le spectre de la lumière naturelle du soleil (tel Sun-Glow ou Ultra-Light) rendront aussi le plumage de votre oiseau plus éclatant et sembleraient avoir un effet bénéfique sur la santé.

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Published by amicalementbirds - dans SOINS ET ENTRETIEN
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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 18:01

ATTENTION : 2015 CESSATION TOTALE D'ELEVAGE - plus d'oiseau disponible

Je souhaite, au travers de cette vidéo, vous faire partager le bonheur que j'ai, tous les jours, quand je rend visite à mes protégés.
 
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Published by dominique limon - dans Vidéos
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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 18:31
Le vol n'est pas l'apanage des oiseaux. Avant leur apparition, les cieux étaient dominés par les ptérosauriens, des reptiles volants dont l'envergure pouvait atteindre 12 mètres. Les chauves-souris (qui sont des mammifères) se déplacent aussi aisément que les oiseaux dans les airs, bien que leur anatomie soit radicalement différente. Ce qui distingue les oiseaux des autres individus capables de voler, ce sont leurs plumes. L'heureuse destinée de cette grande famille n'est plus à prouver : plus de 9000 espèces sont répertoriées.
L'ANCÊTRE DES OISEAUX

 

On ignorait tout des ancêtres des oiseaux, lorsqu'en 1861, dans une carrière de Bavière, deux ouvriers fendirent un bloc de pierre à chaux et dégagèrent les restes fossilisés de ce qui semblait être un oiseau primitif.
L'ARCHEOPTERYX. Cet oiseau fossile a vécu il y a environ 150 millions d'années. Il avait plusieurs caractéristiques en commun avec les oiseaux actuels.

L'empreinte des plumes attachées aux membres supérieurs et la présence d'une queue, comme chez les oiseaux d'aujourd'hui, ainsi que d'autres caractères anatomiques permirent d'établir la parenté de ce fossile avec les espèces actuelles d'oiseaux. Ainsi, on retrouve la "fourchette", résultat de la réunion des deux clavicules : elle prouve que cet animal volait réellement et ne faisait pas que planer.
Cet oiseau primitif appelé ARCHEOPTERYX :"vieil animal ailé", avait à peu près la taille d'un gros pigeon. Certains aspects rappellent les dinosaures bipèdes, comme le COMPSOGNATHUS, petit carnivore de la même époque. Les scientifiques supposent d'ailleurs qu'il existe probablement un lien de parenté entre les reptiles et les oiseaux.

L'Archéoptéryx n'est sans doute pas le seul ancêtre des oiseaux modernes. Plusieurs détails anatomiques différent et il est probable que coexistaient à l'époque (il y a plus de 150 millions d'années) d'autres formes primitives d'oiseaux dont on n'a pas retrouvé la trace. Elles ont participé, au même titre que l'archéoptéryx, à l'apparition sur terre des multiples espèces actuelles.


Chez les oiseaux modernes, les trois griffes que l'archéoptéryx portait sur le devant des ailes ont complètement disparu. Cette caractéristique a néanmoins survécu chez le HOAZIN (Opisthomocomus Hoatzin), qui vit dans les forêts d'Amazonie. A l'éclosion, l'oisillon est muni de deux "crochets" bien développés sur la face antérieure de chaque aile, lui permettant de se déplacer dans les arbres. Ses plumes alaires poussent plus lentement que chez les autres espèces et, une fois sa croisance achevée, l'oiseau perd ses crochets.

UN TEMOIN DE L'EVOLUTION :
Grâce aux crochets de ses ailes (qui rappellent celles de l'archéoptéryx)
et de ses pattes, le jeune HOAZIN (ci-dessous),  peut s'agripper aux branches.





Comparé aux oiseaux de notre époque, l'archéoptéryx avait une mâchoire dentée, et ses longues pattes suggèrent un mode de vie essentiellement terrestre. Aucun des fossiles retrouvés jusqu'à présent ne présent le développement typique du sternum, qui sert de point d'attache aux muscles pectoraux assurant la puissance nécessaire au vol. D'après les études anatomiques, les chercheurs pensent que l'archéoptéryx était un petit prédateur insectivore, capable de courir sur le sol comme de voler ; il grimpait sans doute aussi dans les arbres, grâce à ses griffes, pour y chercher sa nourriture.

On suppose que les oiseaux ont progressivement évolué vers les formes actuelles, notamment de la fin du crétacé (il y a 65 millions d'années) à l'éocène, et c'est leur capacité à voler qui en fait une classe animale à part entière. Dans cette dernière période (il y a 54 à 38 millions d'années), les chercheurs ont identifié les fossiles d'au moins trente familles d'oiseaux existant aujourd'hui.


LE SQUELETTE



Pour survivre, la plupart des oiseaux dépendent de leur aptitude au vol. Un poids excessif compromettrait cette faculté ; aussi n'est-il pas surprenant de constater que, proportionnellement, le squelette des oiseaux est beaucoup plus léger que celui des mammifères.
Leur ossature crânienne est fine et donc plus sujette aux risques d'un traumatisme violent, tout au moins chez des oiseaux de taille réduite.
Les variétés les plus vulnérables sont les perruches australiennes, très rapides en vol, qui peuvent donc se blesser en heurtant le grillage de la volière, et les cailles, très nerveuses, qui décollent parfois du sol avec une force de projection considérable.

La tête de l'oiseau est également plus légère du fait de l'absence de dents. Autre particularité : la taille des orbites. La vue étant le sens le plus développé chez les oiseaux, les globes oculaires ont un volume très conséquent. La pupille est entourée par l'iris, très coloré chez certaines espèces.

UNE CHARPENTE SOLIDE :

La fusion de plusieurs vertèbres, parfois au-dessus des côtes, mais plus communément au niveau du bassin, renforce leur stabilité. Le poids est donc bien réparti le long du corps, surtout quand l'oiseau est à terre.

Théoriquement, étant donné la position de leur centre de gravité, les oiseaux devraient être gênés dans leur marche comme dans leur vol et avoir tendance à tomber en avant. Ils ont en fait conservé la possibilité de ce double moyen de locomotion grâce aux ajustements du squelette dans la région du bassin.

MUSCLES DU VOL
L'humérus est une zone essentielle d'insertion musculaire.
Quand l'aile est rabattue au cours du vol, des os spécifiques l'empêchent d'écraser la cage thoracique.
De chaque côté du corps, les omoplates (scapula) reçoivent l'articulation de l'aile.
Le coracoïde et la fourchette (association des deux clavicules) renforcent la structure osseuse.
Le sternum est attaché au coracoïde, offrant une grande surface d'adhésion aux muscles.



Certes, l'articulation de la hanche est grosso-modo, semblable à celle des mammifères, la tête du fémur s'emboîtant parfaitement dans la cavité cotyloïde. Mais il existe une différence déterminante : le fémur est orienté vers l'avant et solidement maintenu dans cette position contre le corps, par des muscles.
Par conséquent, le fémur est nettement moins mobile que chez les hommes, mais les pattes peuvent se rapprocher du centre de gravité. L'axe de flexion de la patte se situe au niveau du genou et non plus haut. L'équivalent de notre cheville, là où le tibia et le métatarse se rejoignent, s'étend jusqu'aux orteils et se termine par des ongles.

Les ailes ont à peu pès perdu en totalité la spécialisation digitale habituellement d'évolue aux membres antérieurs. De fait, il ne reste que l'équivalent du deuxième, du troisième et du quatrième doigt. Cette mutation est déjà perceptible chez l'archéoptéryx. Les métacarpes se sont soudés, offrant un point d'attache puissant aux rémiges primaires (grandes plumes de l'aile). La structure osseuse de l'aile est relativement constante d'une espèce à l'autre, mais la forme des plumes est très variable d'une famille à l'autre.

La cage thoracique est renforcée par la structure spécifique des côtes : en forme de crochets (ou unciformes), elles sont dirigées vers l'arrière et se chevauchent. Elles offrent donc un soutien supplémentaire, en particulier chez les oiseaux plongeurs.

Les ailes ont besoin de muscles puissants (les pectoraux) pour assurer leur stabilité et leur efficacité. Fixés sur le bréchet (la crête sternale), ces muscles constituent parfois la moitié du poids de l'oiseau.

Enfin, la coupe des os révèle une structure en nid-d'abeilles, ce qui réduit notablement le poids de l'oiseau.


LE SYSTEME DIGESTIF



En dehors des particularités propres à chaque espèce, tous les oiseaux ont une configuration digestive semblable. Ils décortiquent la graine pour en extraire l'amande, ou déchiquettent les aliments avec leur bec pour les avaler plus facilement. Les pigeons et les colombes sont différents des autres granivores : ils avalent les graines sans les décortiquer.

La nourriture passe de la bouche à l'oesophage, via le pharynx, puis atteint le jabot. Cette poche ne joue aucun rôle particulier dans la digestion chimique des aliments, sauf chez l'étonnant hoazin dont l'alimentation exclusivement végétale commence par être digérée dans le jabot. Véritable lieu de transit, le jabot stocke, régularise le flux alimentaire, réchauffe et ramollit les aliments. S'il est peu rempli, les aliments arrivent rapidement dans l'appareil digestif. Chez certains oiseaux comme le pigeon et la colombe, la tunique interne du jabot subit une transformation au début de l'incubation : une hormone, la prolactine, déclenche la sécrétion d'une substance blanche, parfois appelée "lait de jabot" riche en protéines et en graisses. C'est ce "lait" qui nourrit les petits les premiers jours qui suivent l'éclosion.
Après avoir transité dans le jabot, les aliments parviennent dans le ventricule succenturié, appelé aussi estomac glandulaire, ou proventricule. Là, il se mêlent à du suc gastrique, de l'acide chlorhydrique et de la pepsine (l'enzyme responsable de la scission des protéines en acides aminés).
L'organe suivant est l'estomac musculaire, ou gésier, chargé de broyer graines et aliments. L'épaisseur du muscle dépend du régime de l'oiseau. Les perroquets qui se nourrissent essentiellement de graines sèches ont d'ordinaire un gésier aux parois épaisses, à la différence des nectarivores (comme les loris), chez lesquels il est plus mince.
Habituellement, les granivores avalent aussi des graviers et des coquilles qui restent dans le gésier et font office de meules. Leurs arêtes tranchantes broient les aliments, empêchant les particules alimentaires de s'agglutiner.
L'intestin des oiseaux est moins développé que celui des mammifères. Le pancréas débouche directement dans le duodénum, auquel le foie est également relié par le canal biliaire. Le suc pancréatique joue un rôle important dans la digestion en produisant des enzymes qui séparent les différents composants des aliments afin qu'ils puissent être absorbés par l'organisme. Plus bas dans l'appareil digestif peut se trouver une série de canaux comblés par du tissu lymphoïde : les caecums. Ils sont plus volumineux chez les oiseaux qui se nourrissent de végétaux. Ils renferment des bactéries qui digèrent la cellulose contenue dans les plantes. Les caecums sont rudimentaires chez beaucoup d'autres espèces, notamment les colibris. Ils sont absents ou à l'état de vestige chez les psittacidés.
Le rectum termine l'appareil digestif et conduit également au cloaque, où s'abouchent les orifices urinaire et reproducteur. Les reins sont situés de chaque côté de la colonne vertébrale, en contact étroit avec le bassin. L'urine des oiseaux est constituée en grande partie d'acide urique -la partie blanche des fientes. Les oiseaux n'ayant pas de vessie (à l'exception des autruches), l'urine passe directement dans le cloaque, via les uretères. Là, l'eau est réabsorbée par l'organisme, si bien que, au moment de l'excrétion, l'acide urique se trouve sous forme d'un concentré blanchâtre, semi-solide.

LE VOL ET LES PLUMES


L'aile de l'oiseau fonctionne à peu près comme la voilure d'un avion, l'air ne circulant pas à la même vitesse sur l'aile et sous l'aile. La face supérieure étant bombée, et la face inférieure concave, l'aire glisse plus rapidement au-dessus de l'aile car la pression est réduite. Le bord antérieur de l'aile est rigide et fend toujours l'air dans le même sens. Enfin, la différence de pression entre les deux faces assure à l'oiseau sa force de sustentation.
La forme de l'aile influe directement sur l'aptitude au vol. Les oiseaux pourvus d'ailes relativement larges, comme les vautours, peuvent remonter les masses d'air chaud en se laissant porter, ce qui économise leurs forces. Le sol chauffé par le soleil dégage de la chaleur, qui s'élève en allégeant l'air et en fournissant à l'oiseau une poussée suplémentaire. C'est pour cette raison que les migrateurs préfèrent survoler les terres plutôt que les mers où ces courants chauds, appelés aussi ascendances thermiques, n'existent pas.

LE RÔLE DES PLUMES

Les longues plumes servant au vol, ou rémiges primaires, qui maintiennent l'oiseau en l'air, sont situées sur la partie postérieure de l'aile. Leur nombre est généralement de onze, six étant fixées sur le métacarpe et les cinq autres s'étendant jusqu'à l'extrémité de l'aile, le long des phalanges. Mais ce nombre peut être différent chez certaines espèces. La quantité des rémiges secondaires, fixées sur le cubitus, varie bien plus d'une espèce à l'autre. On en compte une demi-douzaine seulement chez les petits passereaux, alors que l'albatros, un excellent planeur, peut en posséder quarante. Plus près du corps se trouvent les plumes de couverture, ou tectrices. Au niveau de l'aile, le bord large de ces plumes est orienté vers l'arrière, ce qui réduit notablement la résistance de l'air au cours du vol. Les rémiges primaires servent principalement à la propulsion. Les plumes s'écartent quand l'aile se meut vers le haut, laissant l'air circuler entre elles. Quand l'aile se rabat, les plumes se plaquent les unes contre les autres, provoquant une poussée en avant. Grâce à son "aile bâtarde", ou alule, située à l'extrémité du bord antérieur de l'aile, l'oiseau contrôle le flux d'air au-dessus de l'aile et réduit les turbulences.
En dehors du vol, les plumes assurent une autre fonction : l'isolation thermique. Les oiseaux ont généralement une température corporelle beaucoup plus élevée que celle des mammifères : en moyenne de 41 à 43,5°C.
Les petites espèces perdent de la chaleur plus rapidement que les grosses, elles ont donc besoin d'être plus protégées. En moyenne, le plumage représente de 6 à 10 % du poids du corps : un plumage fourni assure aux oiseaux une bonne protection contre les éléments naturels.

LA MUE



Chez la plupart des espèces, les plumes ne se développent que sur certaines parties du corps : les "ptérylies". Leur nombre varie selon la saison ; les oiseaux des régions tempérées ont en général un plumage plus dense l'hiver que l'été. La mue est provoquée par les hormones que produit le système endocrinien ; elle permet aux plumes endommagées ou usées d'être remplacées régulièrement.
Pendant la mue, les besoins énergétiques de l'oiseau augmentent. L'ingestion d'aliments s'accroît en proportion et des restrictions alimentaires au cours de cette période peuvent entraîner un retard de croissance des nouvelles plumes ou encore des modifications anormales de la pigmentation. Il arrive par exemple que le plumage vert des perruches à collier se parsème de quelques plumes jaunes. Il suffit alors de remédier à la carence alimentaire pour que les plumes retrouvent un aspect normal à la mue suivante.
Les plumes sont irriguées par le système sanguin uniquement pendant leur croissance. Une fois contituées, elles ne sont plus que des "structures mortes", sans innervation ni irrigation. Toute modification du plumage qui apparaît au cours d'une mue dure donc jusqu'à la mue suivante. C'est chose à ne pas oublier, notamment pour l'élevage de certains canaris qui ont besoin de pâtées colorantes.


LE SYSTEME RESPIRATOIRE



Les oiseaux et les mammifères ont un système respiratoire très différent. L'oiseau a deux poumons qui ne changent pas de volume au cours de la respiration. Il dispose de plusieurs sacs aériens qui communiquent avec certains os creux, d'où leur nom "d'os pneumatiques".

LES BESOINS EN OXYGENE

Les efforts du vol nécessitent un grand apport en oxygène. Bien que relativement petits comparés à ceux des mammifères, les poumons des oiseaux sont plus efficaces, quelle que soit l'altitude. Les échanges gazeux sont facilités à l'intérieur des poumons par de minuscules capillaires qui assurent la fixation de l'oxygène par les globules rouges, et la libération de gaz carbonique. Les sacs aériens ne participent pas directement à ce processus, mais ils sont indispensables à l'efficacité du système et fonctionnent comme des soufflets. A l'inspiration, l'air passe à travers les sacs aériens postérieurs. A l'expiration, il traverse les poumons par les sacs antérieurs avant d'être expulsé.
Ces mouvements sont contrôlés par deux ensembles de muscles. Contrairement aux mammifères, les oiseaux n'ont pas de diaphragme qui détermine une différence de pression entre les cavités thoracique et abdominale. Ce sont donc les muscles intercostaux qui stimulent l'inspiration par une expansion du thorax, puis les muscles abdominaux qui déclenchent l'expiration par une compression. Le vol requiert une légère adptation : les muscles pectoraux déplacent le sternum vers l'avant et le dégagent des vertèbres en se contractant et en se relâchant.
Ce système assure un important échange respiratoire à l'inspiration et à l'expiration. Chez les mammifères, les poumons ne se vident jamais complètement. La disposition des vaisseaux sanguins permet également un apport en oxygène des plus efficaces. Le sang ayant déjà parcouru l'organisme, donc pauve en oxygène, croise l'air qui vient d'être filtré par les poumons. Celui-ci contient encore de l'oxygène qui se diffuse alors dans le sang, déclenchant la libération de gaz carbonique. A mesure que le sang circule dans les poumons, il absorbe de plus en plus d'oxygène, jusqu'à ce qu'il en soit saturé.
Les sacs aériens ont bien d'autres fonctions : thermorégulation, humidification de l'air, réserve d'air pour le chant... Ils servent donc à la parade nuptiale de certains oiseaux comme la frégate. Quand il fait sa cour, la mâle gonfle les poches rouge vif de sa gorge pour attirer la femelle.

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Published by dominique limon - dans ANATOMIE DES OISEAUX
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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 18:22
Depuis plus de 4 000 ans, l'homme élève des oiseaux pour son plaisir. Cette forme d'élevage semble s'être distinguée assez tôt de l'aviculture "utilitaire", c'est-à-dire à des fins alimentaires. On a retrouvé différents types de cages utilisées dans l'Antiquité. Celle des Egyptiens de la vallée du Nil étaient rectangulaires, alors que plus à l'est, les peuples de l'Indus les préféraient cylindriques. Les plus anciens hiéroglyphes reproduisent toutes sortes d'oiseaux : colombes, perroquets, ibis et canards, témoignant de la diversité des oiseaux qui constituaient les ménageries exotiques des pharaons et des reines, comme la célèbre Hatsherpsout.

 

UNE TRADITION ANTIQUE

 

De nombreuses espèces que l'on trouve aujourd'hui dans nos maisons, telles que le mainate religieux, étaient déjà des animaux de compagnie dans leurs terres d'origine, il y a des millénaires.
En Inde, les jours de fête, on exhibait les mainates sur des chars tirés par des boeufs à travers toute la ville.
Les grecs, qui pratiquaient déjà l'élevage il y a plus de 2 000 ans, appelaient ces oiseaux "étourneaux sacrés". Le paon était un des oiseaux les plus appréciés pour la beauté de son plumage ; des espèces communes de chardonneret emplissaient les foyers de leurs chants. Les enfants apprivoisaient les choucas qu'ils laissaient en liberté dans les jardins : ils taillaient les pennes des jeunes oiseaux et, lorsqu'elles avaient eu le temps de repousser, les choucas domestiqués ne tentaient plus de s'enfuir.

L'art et la culture antiques fourmillent d'allusions aux oiseaux domestiqués. Les comédies d'Aristophane, dramaturge grec du Ve siècle avant Jésus-Chris, font de très nombreuses références aux chardonnerets. Le nom même de la perruche Alexandre témoigne aujourd'hui de ce goût des Grecs pour les oiseaux. Ce sont probablement les généraux d'Alexandre le Grand qui en rapportèrent quelques spécimens, ainsi que d'autres variétés de psittacidés, après avoir envahi le nord de l'Inde en 327 avant notre ére.


OISEAUX PARLEURS :



Les grecs n'ignoraient pas la faculté qu'ont certains oiseaux d'imiter la voix humaine, mais, avant l'expédition d'Alexandre en Inde, les perroquets étaient pour ainsi dire inconnus en Europe. Toutefois, il est fait mention, au début du Ve siècle avant notre ére, d'une espèce rare d'oiseau parleur, le BITTAKOS, que des marchands indiens auraient décrite à Cstésiphon, médecin et naturaliste du roi perse Artaxerxès Ier (465-424 avant J.C.). Une fois connus des Grecs, les perroquets devinrent des animaux très prisés auxquels on offrait des cages forgées dans des métaux précieux, avec incrustations d'ivoire et d'autres matériaux rares.

A Rome, on pouvait inscrire son perroquet à des cours d'imitation de la voix humaine : les oiseaux y apprenaient quelques mots de bienvenue, qu'ils répétaient ensuite avec les esclaves chargés d'en prendre soin. C'est le naturaliste romain, Pline l'Ancien qui nous a laissé, au Ier siècle avant J.C., les instructions les plus détaillées pour le dressage des perroquets : "chaque oiseau doit disposer d'un habitat personnel et plutôt sombre qui l'aide à se concentrer ; à l'abri d'éventuelles distractions, il ne tarde pas à répéter des mots isolés, puis des phrases complètes".
On raconte aussi qu'un cordonnier contemporain de Tibère (14-37 après J.C.) possédait un corbeau capable de réciter la généalogie de l'empereur. Lorsque l'oiseau fut tué par un voisin envieux, les amis de l'artisan allèrent lyncher le coupable, et il y eut foule aux funérailles du corbeau. Ces oiseaux faisaient d'ailleurs la joie de la clientèle des barbiers, qui en plaçaient dans leur échoppe pour attirer le chaland.
Les Romains appréciaient également le chant du bouvreuil : ils lui apprenaient certaines mélodies avec une technique semblable à celle que l'on utilise de nos jours pour les canaris rouleurs : Harz et Saxon, ou d'autres variétés de chanteurs.


APRES L'OCCCUPATION ROMAINE :


On sait peut de choses sur l'élevage des oiseaux d'ornement en Europe après la chute de Rome, si ce n'est qu'il connut une large diffusion. La traduction de l'Histoire des Bêtes d'Aristote par l'empereur germanique Frédéric II (1194-1250) marqua le début des études orhithologiques et des grandes collections, la plus célèbre étant celle de Rodolphe II de Hasbourg (1552-1612). Les oiseaux de compagnie égayaient les cours et vivaient généralement dans les appartements de la reine. Ainsi, au tout début du XVe siècle, Isabeau de Bavière, épouse de Charles VI, reçut un canari rapporté des îles par Jean de Béthencourt.
En 1493, à son retour triomphal en Espagne, Christophe Colomb offrit un couple de perroquets Amazone de Cuba à sa protectrice, Isabelle la Catholique.
En Angleterre au XVIe siècle, le perroquet gris du Gabon du roi Henri VIII passait son temps à héler les passeurs sur la Tamise et à annoncer lui-même le prix de la traversée !

 

LES TEMPS MODERNES



Pour satisfaire à la mode du canari, les paysans des Canaries furent incités dès 1850 à élever des serins des ïles pour l'exportation. On ignore à quelle date sont apparues les premières variétés jaunes, mais on sait que les Autrichiens en élevaient au XVIIe siècle.
Au XVIIIe siècle, les mines d'Autriche ferment et les ouvriers qui émigrent en Allemagne pour travailler dans les mines du Harz emportent avec eux leurs canaris. L'espèce se répand alors dans tout le pays, gagne les ports des Pays-Bas et traverse la Manche.
Tous les cafés d'Europe ont eu au XVIIIe siècle leur canari pour égayer la salle et attirer le consommateur. Cette vogue du canari a largement contribué à renforcer la demande en oiseaux d'agrément. On reconnaît aussi le goût du temps, dans le succès que remportaient les spectacles donnés dans les tavernes d'Europe par les "troupes" itinérantes de canaris.
Les canaris plaisent pour leur chant mélodieux, et cette faculté leur a valu la faveur du grand public.
Vers le milieu du XIXe siècle, les scientifiques commencent à s'intéresser de près aux canaris. D'ailleurs, les ancêtres de nombreuses variétés contemporaines voient le jour à cette époque.
Aujourd'hui, on continue à créer de nouveaux types de canaris. La grande réussite du XXe siècle est la mise au point du facteur rouge, résultat de recherches entreprises dans les années 20 pour obtenir un canari d'un rouge pur.


LE GRAND SUCCES DES PERRUCHES ONDULEES


La perruche ondulée est domestiquée depuis bien moins longtemps que le canari. C'est seulement en 1780 que l'on a décrit pour la première fois ses talents d'imitatrice. Cela est l'oeuvre de Thomas Watling, un faussaire qui fut déporté en Australie et travailla alors pour un certain Docteur James White. Il s'était procuré une perruche qui vivait chez lui à Port Jackson. Son patron eut un jour la surprise d'être accueilli par la perruche avec ces mots : "Comment allez-vous docteur White?".
En 1840, le naturaliste anglais John Gould rapporta d'Australie les premières perruches. Le couple qu'il confia à son beau-frère, Charles Coxen, ne tarda pas à se reproduire. Peu après d'autres spécimens furent introduits en Angleterre, donnant lieu à un commerce prospère, alimenté par l'importation annuelle de 50 000 perruches vers la fin des années 1850. La domestication stimula la recherche de nouveaux coloris de plumages. Les variétés jaune clair apparurent en Belgique en 1872, puis en Allemagne en 1875. Bientôt, il y eut explosion de couleurs, ce qui renforça l'engouement du public.


SPECIALISATION



Au début du XXe siècle, de nombreux oiseaux d'élevage arrivaient en Europe par bateau. Le voyage durait parfois plusieurs mois. Après la Seconde Guerre mondiale, les avions de fret ont permis un transport rapide et sûr partout dans le monde.
Les éleveurs découvrent alors des espèces auparavant inconnus.
Parallèlement, la demande en aliments et en matériel adaptés s'accrut. Ainsi, il est aujourd'hui facile d'élever des oiseaux autrefois réputés délicats.
La tendance actuelle est à la spécialisation. Certaines associations d'éleveurs regroupent des amateurs d'oiseaux spécialistes d'une seule variété, comme les perroquets Amazone ou les aras. En confrontant leurs expériences, ces amateurs peuvent ainsi acquérir des connaissances extrêmement poussées et permettre à leurs oiseaux de se reproduire en captivité

 

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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 15:03

ATTENTION : 2015 CESSATION TOTALE D'ELEVAGE - plus d'oiseau disponible

22 mai 2008, le couple de personatas, mâle albino, femelle bleu pastel

voit naître un oisillon, dix jours après le premier.

Après deux journées d'observation, je me rends compte que le jabot n'est pas bien plein. Craignant un problème de malnutrition, la différence de taille entre les deux oisillons étant considérable, je décide de prélever ce petit pour l'élever à la main.

Le premier repas par la main de l'homme ne pose pas de problème, il prend bien et la digestion est normale.
Je lui donne, à la cuillère, la pâtée Nutribird A19, diluée dans de l'eau minérale et chauffée à 41°C., toutes les 3 heures, à partir de 8 heures du matin pour le premier, jusqu'à 23 heures pour le dernier, soit 6 repas par jour. Entretemps, il se repose dans l'éleveuse conçue spécialement pour recréer les conditions naturelles, chaudes et humides, qui régnent dans un nid. La température est de 36°C. et l'air humide est régulé par le système de l'éleveuse, un bac est destiné à recevoir de l'eau, à tenir à niveau.



















1er juin, il a 9 jours et se développe tout à fait normalement. Il a ouvert ses yeux et je l'ai bagué. Je règle la température de l'éleveuse à 33°C. Il est toujours à 6 repas par jour.

















6 juin, Les plumes apparaissent sur les ailes, il est albino comme le père. Il ne mange plus que 5 repas et la température de l'éleveuse est à 29.5 ° C. Je vais la passer à 27 °C, jusqu'à ce que les plumes recouvrent son corps.

















Le 21 juillet, il a 60 jours. Il vit depuis plusieurs jours hors de l'éleveuse, dans une cage. Mais je dois dire qu'il préfère se nicher dans mon cou pour s'endormir paisiblement, ou se poser de son aire de jeux au dossier de la chaise pour se dégourdir les pattes et les ailes. C'est un "amour", il est très affectueux. Il n'est plus qu'à 3 repas par jour, car il se débrouille très bien pour ouvrir la coque des graines.


















26 juillet, l'heure des adieux a sonné.

Le petit personata devenu grand est baptisé "PLUME" par MARIE-AMELY,  qui vient le chercher avec son petit frère VICENZO et ses parents.

Le courant passe immédiatement entre la petite fille et l'oiseau. Il reste "scotché" à elle, confiant et heureux de découvrir sa nouvelle "maman".

MARIE-AMELY est très heureuse de l'attitude de "PLUME" vis à vis d'elle. Elle va pouvoir en faire un compagnon idéal avec lequel elle partagera des moments de complicité très forts. VICENZO observe ce nouvel ami avec attention et interrogation ?!?!...





























Un dernier gros calin à "mon bébé" et je le confie à MARIE-AMELY, certaine qu'il va couler des jours heureux dans sa nouvelle demeure.

Au revoir "PLUME", je vous souhaite à MARIE-AMELY et à toi "tout le bonheur du monde" ensemble.

 

***********
 

En Bref !!! des nouvelles de Marie-Amély

Marie-Amély m'a envoyé des nouvelles en images :

La voici en compagnie de PLUME, personata albino, POLO et SUZY le lapin et la calopsitte :

Tout ce petit monde fait bon ménage ...
Ils sont craquants tous les quatre !






 


 

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Published by dominique limon - dans Oiseaux Elevés à la Main
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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 12:12

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Le 1er mai 2008, je suis dans l'obligation de prélever 3 oisillons d'une fraterie de 8, car les parents peinent à nourrir tous leurs petits.
Ils ont entre 15 à 20 jours, mais la taille des deux plus petits m'inquiète quant à la possibilité de les sauver...



 

l'heure du premier repas par la main de l'homme a sonné !
 
















 
Dieu merci ! le nouveau mode de nourrissage leur convient, et de plus ils sont très voraces. Je suis obligée de les freiner, sinon les jabots éclateraient...
 
Les voici, le 7 mai, après 6 jours de nourrissage à la main. La vie du plus gros ne m'inquiéte plus. Néanmoins les petits grossissent gentiment et me redonnent espoir quant à leur avenir ...
















 

Le 22 mai, le plus gros est sorti de l'éleveuse car il n'a plus besoin d'être maintenu à une chaleur élevée, la température ambiante de la maison lui suffit. Il commence à décortiquer les graines et ne reçoit plus que 2 repas à la main par jour.

















 

au dessus à gauche, les premières envolées de la perruche bleu lavande, à droite, le 25 mai 2008, elle est complètement autonome et s'apprête à rejoindre une famille où elle est attendue avec impatience.... Je lui souhaite heureuse et longue vie dans sa nouvelle demeure.

 

les deux petits, le 22 mai, toujours maintenus dans l'éleveuse et encore nourris à la main 3 fois par jour.





le 29 mai, je suis très inquiéte pour l'une des deux petites perruches, car ses plumes sont ébouriffées et elle a cessé de grossir...






















 

Par contre, l'autre qui n'était pas plus grosse le jour où je les ai sorties du nid de leurs parents, a bien profité et s'est développée tout à fait normalement. Elle a d'ailleurs été retenue par une famille qui est tombée sous le charme. Elle devra néanmoins rester encore quelques jours sous mes soins, car elle n'est pas entièrement autonome pour se nourrir. Elle a quitté l'éleveuse pour vivre dans la cage ou elle peut manger et se reposer entre deux envolées dans la maison. La voici le 29 mai, en liberté dans la maison et dans sa cage, occupée à décortiquer les graines.

















 



 

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Published by dominique limon - dans Oiseaux Elevés à la Main
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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 15:57

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ROSEICOLLIS :
Femelle LUTINO X Mâle VERT MASQUE ORANGEcouple-lutino-et-vert--004.jpg

les-oeufs.jpg

















le couple reproducteur et le nid garni de 5 oeufs.
1er-bb.jpg
à droite, 1ère naissance :
le 30 novembre2007
5-BB--4-.jpgà gauche : 5 oisillons le 6 décembre 2007


--ge-5----11-jours--1-.jpg
les oisillons le 11 décembre, âgés de 5 à 11 jours


--ge-13----18-jours--5-.jpg

le 19 décembre 2007, 13 à 19 jours.

 
--ge-24----30-jours.jpgci-contre, le 30 décembre, ils ont entre 24 et 30 jours, ils sont bien 5, mais le plus jeune se trouve sous les autres...








30----37-jours-copie-1.jpghors du nid, juste pour la photo, ils sont âgés de 30 à 36 jours.
--ge-30----36-jours--4-.jpg








Il est plus aisé, dans cette corbeille, de distinguer les couleurs : 3 verts (comme le père), 1 cinnamon et 1 bleu.







14 janvier 2008, la famille au grand complet !!!

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Published by dominique limon - dans REPRODUCTION
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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 16:41

 

  J'ai craqué pour cet amour de plumes et son déhanché,
je vous en fais profiter  ...



Je vous souhaite par son intermédiaire
d'excellentes FÊTES DE FIN D'ANNEE !!!

 


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Published by dominique limon - dans Vidéos
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  • : Présentation des usages et habitudes des oiseaux vivant en captivité en volières adaptées en intérieur ou extérieur, suivant l'espèce, ou en liberté, à partir d'un perchoir à l'intérieur. Passion pour l'ornithologie et la protection des oiseaux que je souhaite transmettre et faire partager.
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  • ce blog est une archive du temps que j'ai consacré à l'élevage d'oiseaux exotiques. A ce jour, j'ai cessé tout élevage et me suis séparée de mes oiseaux

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